Fatima Moutaoukil : « Ecrire dans sa langue maternelle, c'est l'inscrire dans la pérennité »

Écrit par Amazighnews. Publié dans Interview

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Tagziwin n Itran de Fatima MoutaoukilFatima Moutaoukil vient d’enrichir la bibliothèque amazighe par la publication de son premier recueil de poésies en langue amazigh « Tagziwin n Itran » (Les secrets des étoiles). Nous vous proposons de lire l’interview que l’auteur du livre a bien voulu nous accorder.

1- Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je m'appelle Fatima Moutaoukil, je suis née dans la région de Chtouka Ait Baha que j'ai quitté à l'adolescence pour rejoindre ma famille en France. Je suis professeur des écoles en région parisienne.

2- Vous venez de publier un recueil de poèmes en amazigh, comment avez-vous eu l'idée d'écrire en amazigh?

L'envie d'écrire en amazigh est venue après tout un cheminement vers une recherche de soi et une quête identitaire. Elle a enfin abouti le jour où j'ai pris conscience, après avoir écrit pendant des années en arabe littéraire et en français, que mon besoin viscéral d'écrire pouvait aussi parfaitement  bien s'épanouir dans ma langue maternelle. Celle-ci ne fera que l'exalter davantage du fait de ma proximité affective et fusionnelle avec elle.
Ayant quitté assez jeune mon pays d'origine et  mes racines, écrire en amazigh aujourd'hui me procure enfin un sentiment de plénitude atteint après une sorte de « réactivation » émotionnelle et identitaire de tout un héritage culturel enfoui dans mon cœur de tamazight immigrée. C'est un formidable et vital ressourcement. Ecrire dans sa langue maternelle, c'est l'inscrire dans la pérennité.

3- Quel est votre rapport à l’écriture? Qu'est-ce que l'écriture signifie pour vous ?

Mon rapport à l'écriture a toujours été passionnel, aussi bien dans le bien-être que dans la douleur  ou elle me pouvait me plonger. Elle a été très tôt mon refuge, mon échappatoire et ma façon d'exister. J'ai commencé à écrire à l'âge de 14 ans, des essais d'écriture de poèmes et de Nouvelles. L'écriture m'a toujours fascinée et j'écris à l'instinct. Ce rapport a mué au fil des ans en un acte d'engagement, d'une part pour la cause de ma langue maternelle, et d'autre part, pour la cause de la femme en général, et celle de la femme amazigh en particulier. L'écriture continue dans tous les cas à m'être primordiale, voire salvatrice.

4- Ecrire dans une langue à domination orale, était-il une tâche facile? Quels sont les obstacles rencontrés ?

Au début, j'ai été effectivement entravée dans ma volonté d'écrire en amazigh par des difficultés qui relèvent plus du domaine lexical. On peut certes être rapidement dérouté par cette flopée de barrières essentiellement linguistiques, qui rendent la tâche d'écrire en amazigh peu facile mais pas insurmontable! Je crois qu'il faut d'abord commencer par lire les écrits amazighs, lire énormément, se ressourcer linguistiquement, (re)travailler sa langue en lisant les œuvres de nos écrivains amazighs. S'il y a des difficultés à écrire dans une langue à dominante orale comme la langue amazigh, elles ne doivent pas être un frein, si on a la volonté farouche d'y parvenir et si on est profondément conscient que l'avenir de cette langue en dépend.

5- La littérature amazigh est très riche en matière de poésie orale, y a-t-il une influence de cet héritage sur votre poésie ?

Incontestablement, oui. J'ai été très influencée par les chansons amazighs en général, et en particulier par celles que j'ai découvert grâce à mon père, à savoir, les œuvres de nos grands chanteurs Hadj Belaïd, M'Barek Ayssar, et Fatima Tabaamrant. Par la suite, j'ai été aussi très influencée par Izenzaren. Même si mes poèmes s'inscrivent plus dans un style de poésie moderne, ils n'en demeurent pas moins très inspirés par tout cet héritage.

6- Comment définissez-vous la poésie moderne dans le cas de l'amazigh? Y 'a-t-il des poètes qui vous en influencée ?

La poésie moderne est celle qui rompt avec la tradition, qui s'affranchit des règles de la forme poétique traditionnelle, en matière de rimes, rythmique et formes fixes. Une poésie faite de vers libres, mais pas uniquement. Cependant, sans renier l'importance de la poésie traditionnelle que j'apprécie beaucoup comme étant l'un des piliers de la culture amazigh, cette mouvance dans la création poétique tend à inscrire la poésie amazigh dans l'universalité. Une aspiration à la liberté d'en faire une poésie qui se ressource dans la tradition mais qui vise une ouverture sur le monde.
J'ai été très fascinée et je le suis encore par de nombreux grands poètes amazigh, la liste est longue et pour n'en citer qu'un seul je dirai Ali Azayku, cette grande figure littéraire amazigh qui m'a énormément apporté à travers ses œuvres.

7- Vous faites partie des quelques femmes amazighs qui ont publié dans leur langue. Est ce qu'on peut parler d'une écriture amazigh au féminin? Si oui, quelles sont ses caractéristiques?

C'est une interrogation qui est assez récente. Elle l'est davantage concernant l'écriture amazigh, puisqu'il y a tout juste une émergence de l'écriture au féminin. Personnellement, je pense que si cette écriture n'est pas uniquement instrumentalisée dans la lutte pour la cause féminine, il existe alors effectivement un style d'écriture spécifique à la femme, mais la thématique et les sujets abordés ne diffèrent guère de ceux abordés par l'homme. Ils concernent les mêmes préoccupations que celles trouvées dans l'écriture au masculin. L'écriture de la femme amazigh rejoint celle de l'homme quand elle aborde des thématiques comme celles de la nature, les difficultés de l'être, les préoccupations quotidiennes, les prises de positions intellectuelles et politiques.   

8- Quel regard portez-vous sur l'avenir de la production écrite en amazigh et la place que la femme peut jouer dans cette mouvance ?

Je suis très optimiste quant à l'avenir prometteur de la littérature amazigh, en quantité mais aussi en qualité. La production écrite est et restera un vecteur important en dépit des barrières culturelles et des raisons économiques qu'il nous faudra dépasser. Nous avons un potentiel culturel et linguistique très riche qu'on doit exploiter. Cette exploitation n'a pas forcément besoin d'un cadre institutionnel pour être accomplie. Les créations littéraires et artistiques doivent évoluer dans la liberté d'action et vers l'universalité.
Il est incontestable que le rôle de la femme y sera important. Son entrée dans la production écrite, bien que très récente, est en corrélation avec l'évolution de son statut de femme. Sa contribution dans la production écrite, même émergente, est déjà très prometteuse.

9- Avez-vous des projets d'avenir en matière de l'écrit en amazigh?

Oui, j'y pense, même si ça reste des esquisses de projets pour le moment.

10- Votre dernier mot?

Il s'adresse à nos femmes amazighs: Soyez fières de vous, ayez confiance en vous, en vos potentiels et talents créatifs, artistiques et littéraires. Vous êtes les actrices de l'avenir de la langue amazigh.


Vos réactions (14)

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  • Muh.
    Ayyuz ! Vraiment bravo ! I kem

    Tira s tmazight d abrid n tafat n Imazighen
  • Fatima Moutaoukil
    Azul,

    @ Aguelid Yuba
    Tanmirt nk bahra f iwaliwn nk, hann ihenna lhal d is nit ifulki ad nerzem amsawal ad f yat gh tmukrisin n tmazight lli igan tamukrist n les toponymes!
    Tanmirt nk bahra, nqqel s tannayin nk tizi nna tghrit adlis ad!

    @ Mohamed Bouzaït
    Merci infiniment pour votre témoignage très encourageant et vos appréciations à propos de mon recueil, ceci ne peut que m'encourager à aller de l'avant, à m'améliorer davantage pour donner le meilleur de moi-même! Merci encore!

    @ Amazigh1
    Oui vous avez raison, tamazight a besoin de nous tous, mais elle aussi a besoin qu'on lui octroie une grande ouverture, ouverture d'esprit, ouverture d'échanges, ouverture d'horizons dans tous les sens du terme, qui la conduiront certainement vers une ouverture sur le monde.
  • Amazigh 1
    Azul Agellid Yuba, merci beaucoup pour ta compréhension et je suis fière que nos militants amazighs aient ce degré de tolérence et de discussion. Bravo Agellid Yuba, et tamazight a besoin de nous tous. Ayyuz..
  • Aguellid Yuba
    Azul a Istma d Aytma. Azul a Ultma Fatima Moutaoukil.
    Tout d’abord, je vous prierai de m’excuser pour la forme de mon message, mon impulsivité et mon manque de délicatesse. Le commentaire suivant de notre frère Amazigh est très juste et je ne peux que le partager :
    « …. je ne suis pas du tout d'accord avec la manière par laquelle Agllid Yuda a réagi à ce sujet. Autrement dit, avant de réagir de cette violence "douce", il ne faut pas oublier que l'interessée a écrit tout un livre en amazighe (je ne crois pas que Agllid Yuba) l'a fait, et écrire en amazighe et publier un livre dans cette langue est beaucoup plus important que de voir juste que Moutaouakil a dit Chtouka au lieu d'achtouken. »
    Je remercie également Fatima Moutaoukil pour ses réactions et l’intérêt qu’elle porte à nos remarques.
    Malgré tout, Je suis tout de même content que mon coup de tête ai engendré cette petite discussion, sur un sujet qui peu paraitre anodin, mais qui dans le fond est très grave. L’arabisation des toponymes est un des éléments de la politique volontariste de destruction de l’identité de ce pays. J’ai parfois très difficile à entendre ou lire Argana pour Targant, Foum Lhassen pour Imi Ugadir, Guelmim pour Agoulmim, Oued Souss pour Assif n Souss, Chtouka pour Achtouken, et j’en passe.
    Je vous réfère, par exemple, à la page wikimazigh :
    http://www.wikimazigh.com/wiki/Encyclopedie-Amazighe/Encyclo/DestructionDuNomAmazigh
    Mais quoi qu’il en soit, tous mes respects pour votre démarche identitaire et littéraire, ainsi que pour votre contribution à la littérature Amazighe. Je dois admettre que je n’ai pas encore lu votre roman, mais je n'y manquerai pas.
  • Mohmmad Bouzaït
    J’ai aimé. Indubitablement, j’ai aimé. Ce florilège marquera incontestablement l’histoire de la littérature Amazighe. En poésie amazighe, La femme a su exprimer son amour aussi bien que ces multiples déceptions face à la vie de tous les jours. Mais, jusqu’ici, elle n’a pu le faire qu’oralement ou par le chant. Fatima Moutaoukil est l’une des premières à avoir prit une plume pour dire, avec un ton lyrique comment est la vie, l’amour, le bonheur. On a plaisir à lire des poèmes, dans ce recueil, d’où se dégage une atmosphère mystérieuse et agréable en ce sens que le rêve et l’espoir sont omniprésents. J’ai apprécié. Ne dit-on pas que Le secret est fait pour être chuchoté. Certains poèmes m’ont plu énormément :Tamazirt inu ; Gr iyi dik ;Man tudert ;Atrs nusi t.
    J’ai adoré comme pas possible ce dernier : Atrs nusi t….Tawargit tiwim tt….Tzugm tghawlm….Tamurt n itran….
    L’amorce est parfaite.La poésie débute dans la douleur profonde, en vers libres, et finit dans l’attente d’un espoir :Rad turrim….Nsrs atrs .
    M’enfin, pour toutes ces raisons, j’ai aimé ce recueil.Il est sur ma table de nuit.Tanmmirt Fatima.
  • Fatima Moutaoukil
    A Amazigh
    Merci infiniment pour la finesse et la justesse de votre intervention qui dit l'essentiel et résume tout un débat qu'on pourrait effectivement mener en long et en large pour revenir au final à l'idée principale de votre commentaire.Tanmirt nk Amazigh!

    A yan ghw Actuken

    Je vous remercie pour votre commentaire et pour le temps que vous lui avez consacré, c'est toujours constructif de lire les critiques des autres. Permettez-moi juste de faire quelques remarques:
    - D'abord mon prénom n'est pas Khadija mais Fatima.
    - Ma réaction/réponse à Agullid Yuba n'a strictement rien à voir avec mon statut de femme! Je ne suis pas piquée à vif et je ne demande pas à mes lecteurs de ménager ma supposée sensibilité, qui pourrait même être exacerbée selon vous avec mon "statut" de "poétesse"! Permettez-moi de vous dire que si-selon vous encore- je "cumule les handicaps" pour posséder une résistance nerveuse réservée à la gente masculine, du fait que je sois femme et poétesse (qualité que je ne m'octroie jamais, c'est au lecteur que cela revient) alors monsieur vous faites fausse route en ce qui me concerne, c'est une panoplie de clichés stigmatisante à laquelle je n'adhère pas. Adressez-vous à moi s'il vous plaît comme à un être à part entière et par rapport à mes écrits, ces derniers formant le seul domaine que vous êtes habilité à juger et à critiquer. Le reste m'appartient.
    - Vos argumentations sur les toponymes sont très intéressantes,j'en prends note et je respecte sincèrement votre point de vue. C'était une erreur de ma part, j'en conviens, j'ose juste espérer une certaine indulgence de la part de mon lectorat à ce niveau là, du fait qu'étant loin de mon pays, il y a encore beaucoup de choses qui m'échappent, ce n'est pas une excuse, je vous l'accorde, mais juste un bout d'explication.
    - Pour votre remarque concernant le fait de dépasser le stade "poésie", permettez-moi d'abord cher monsieur de vous faire juste une petite remarque: le genre de l'écriture appartient à celui/celle qui écrit!On ne peut pas varier les genres, les changer, les multiplier sur "commande", c'est donc écrire "sur commande" aussi, n'est ce pas antinomique? il y a des écrivains, il y a des poètes, il y a des scénaristes, il y a des écrivains ET/ou poètes, et/ou scénaristes en même temps. Toutes les combinaisons sont possibles,Cela appartient à celui/celle qui écrit, et au lectorat de juger son niveau dans chaque genre.
    En ce qui me concerne maintenant (c'est là ou je réponds à votre remarque à mon égard) oui, je l'ai mentionné dans l'interview si vous avez pris le temsp de la lire, que j'ai d'autres projets en tête,j'ai d'autres écrits en plus de la poésie, je souhaite effectivement me lancer le défi de tenter d'autres expériences dans le domaine de l'écriture, en amazigh,en dehors du genre poétique. Ceci dit,"Tagziwin n itran" est ma première publication, lentement mais sûrement.
    - Je voudrais juste vous demander s'il vous plaît de bien vouloir prendre le temps de lire le contenu de mon recueil,de m'adresser ensuite toutes vos remarques et critiques à son propos,je me ferai un plaisir immense d'en débattre avec vous.
    Merci infiniment pour votre intervention et aussi d'avoir pris le temps de lire ma réponse.
    Fatima Moutaoukil.
  • amazigh ar ismdal
    ikhssayagh ang afous gou fous analy s afla n799 l isti9lal ngh ghif igdan n wa3rabn

    ayouz i imazighn n dounit "amazigh ar ismdal"
  • Yan ghw Actuken
    Chtouka n'est même pas une arabisation d'Achtouken, mais il s’a git en fait d’une darijisation -aroubouiyasation (de Aroubiya) d'un toponyme amazigh des plus authentiques. L’arabisation réelle d’Achtouken, c’est Hachtouka, inventé par nos ‘’glorieux’’ Tolbas. Lisez les textes de Moktar Soussi par exemple ! Malgré le gigantisme de son œuvre, celui-ci a été une vraie machine arabisatrice des topnymes amazighs. Il est allé jusqu’à appeler Bi-igwra où il a fait ses études à l’école traditionnelle de Sidi Said Cherif, Abou ddafadiàابو الضفادع . C’est tout simplement dommage !

    Pour ma part, il faut absolument éviter de changer nos toponymes. Même lorsqu'on parle en chinois. Bien plus, il faut prendre l’habitude de les imposer par tous les moyens et dans toutes les langues. Lorsque je parle en français, en arabe- j'évite au maximum de parler cette langue- ou en anglais, je dis systématiquement Achtouken. Que celui que ce mot agace, qu'il me le dise et je vais le mettre à sa place. Immédiatement. Comme ça m’était arrivé avec un gendarme corrompu du Makhzen quelque part entre Tiznit et Masst.

    En fait, il m'avait demandé si j'étais de Chtouka- écrite néanmoins noir sur blanc sur ma carte d'identité nationale-, je lui ai répondu par la négative. Car Chtouka, ça ne me dit absolument rien. Moi, je suis d'Achtouken et nulle part ailleurs. C'est comme ça qu'il doit être écrit et non pas comme les ''merdas'' analphabètes du ministère de l'âne-térieur du Makhzen, l'ont transcrit. Si étonnant que cela puisse être, et j’en suis même resté la bouche bée, le gendarme en question s'est montré compréhensif. Des miracles, ça peut parfois exister.

    Pour ce qui est du travail notre Khadija tachtoukte, je tiens à l’encourager d’aller de l’avant et de ne surtout pas s’arrêter aux critiques. Car, apparemment, elle a été touchée au vif par Yuba malgré la justesse de la remarque de celui-ci. Mais son erreur- à Yuba bien sûr- est de ne pas être subtil. Il faut toujours faire attention lorsqu’on s’adresse aux femmes et a fortiori si elles sont des poétesses. Elles sont d’une sensibilité à fleur de peau. Je dirais même qu’e elles sont la sensibilité même.

    Par ailleurs, j’ai une suggestion à Khadija- et même tous ceux et à toutes celles qui écrivent en tamazight d’une façon générale. Il faut à un moment dépasser la poésie et créer systématiquement dans la prose ( roman, nouvelle, article...). Voilà, à mon sens, un vrai défi qu’il faut relever. Le plus tôt sera le mieux. En fait, il faut créer une prose amazighe, nerveuse, rigoureuse, efficace et surtout simple. Il faut donc s’inspirer des langues européennes.

    Puisque Khadija est parfaitement francophone, ce serait vraiment bien qu’elle se serve de la langue de Molière pour écrire en tamazight. Car j’ai remarqué, seuls les arabisants écrivent en tamazight. Donc, forcément, ils ramènent en tamazight les toutes tares de l’arabe (Un exemple : ponctuation approximative pour ne pas dire inexistante). Alors qu’en français, un peu moins en anglais certes, la ponctuation est quasiment un art d’une extrême sophistication. Il faut dire ce qu’il y a. Une fois maîtrisée et appliquée au tamazight, avec beaucoup de prudence, on aura probablement une langue amazighe un peu plus moderne.

    Pour finir, je tiens à saluer Khadija encore une fois tout en lui souhaitant bonne continuation.





  • Amazigh,
    Je félécite Fatima Moutaouakil pour son premier recueil et son interview. Je voudrais dire un mot au sujet de la réaction de Agellid Yuba par rapport à lutilisation de mot Chtouka par Madame Moutaoiakil. Je suis tout à fait d'accord au fait qu'il faut noter nos toponymes amazighe tels qu'ils sont dans notre langue amazighe et éviter de l'arabiser, ou déformer. Le mot Chtouka, est certainement la déformation (quelques fois l'arabisation) du mot amazigh achtouken. Ce n'est même pas la prononciation arabe ou françaises, mais plutot une modification imposée par l'état marocain pour lutter contre la terre marocaine qui parle amazighe. Or, je ne suis pas du tout d'accord ave la manière par laquelle Agllid Yuda a réagi à ce sujet. Autrement dit, avant de réagir de cette violence "douce", il ne faut pas oublier que l'interessée a écrit tout un livre en amazighe (je ne crois pas que Agllid Yuba) l'a fait, et écrire en amazighe et publier un livre dans cette langue est beaucoup plus important que de voir juste que Moutaouakil a dit Chtouka au lieu d'achtouken. Il nous manque un savoir faire sur les modalité de critiquer, le degré de la crtique à faire, bien chosir les personnes au lieu de casser tout tout en croyant qu'on défend tamazight.
  • Fatima Moutaoukil
    Azul Aza Nafia, Farid Zalhoud d Ptolémé, tanmirt nnun bahra irghan f iwaliwn nnun, tighri nnun d tannayin nnun izlin s umsawal ad.Merci infiniment pour vos encouragements qui me sont importants pour m'améliorer et avancer.

    A Aguellid Yuba:
    Je vous remercie pour votre remarque, bien que personnellement je ne vois rien de bizarre à écrire le terme Chtouka!Si l'interview a été faite en tamazight j'aurais effectivement et spontanément dit Achtouken, comme je le dis tous les jours dans ma langue et ce qui est normal.Or il est assez courant de dire Chtouka quand on parle en arabe ou en français. Je m'excuse sincèrement toutefois auprès de mes lecteurs si l'utilisation de ce terme leur a semblé choquante. Ceci dit quand vous dites" bizarre pour quelqu'un qui écrit en tamazight" je vous réponds tout simplement que je n'ai absolument pas la prétention de posséder un amazigh parfait, je ne suis qu'au début d'un long chemin et je m'améliore chaque fois justement grace à vous tous! Et pour terminer, je suis comme je l'ai dit plus haut, de ceux qui prônent l'ouverture d'une langue sur le monde, sans mener de façon drastique une guerilla absolue contre tous ces "emprunts" linguistiques que l'on trouve encore dans notre langue aujourd'hui. Lentement mais sûrement, et dans la plus grande tolérance, on arrivera à la rendre épurée et encore plus sublime. Tanmirt Aguellid Yuba.
  • Aguellid Yuba
    je suis née dans la région de Chtouka Ait Baha....
    Elle veut dire Achtouken ? Bizarre pour quelqu'un qui écrit en tamazight.
  • Ptolémé
    Le Site Amzellaw n'Titlits /Galaxie : un site consacré en partie aux Sciences exactes en général et à l'Astronomie sachant bien la conservation et développement en néologie dans ce domaine de NOs Sacrés IMuhaks depuis belle lurette .. Azulément à l'auteur AYUZ n'em Ult'Yema et meilleurs encouragemsnts.
  • Farid Mohamed Zalhoud
    Azul istma d aytma gh Amazighnews
    Gh tmzwarut akwn(t) snimmirgh ar kwn(t) ssimghurgh f umsawal ad iziln ilan atig illan gh uswir yattuyn lli tskrm(t) d tmdyazt tamazight tatrart Massa Fatima Moutaoukil ultma lli ur turu immi macc turu tt matngh TAMAZIGHT.
    Righ ilmma ad nnigh i ulmta Fatima Tanirt ayyuz nm f tlalit n tadla n tmdyazin nm"Tagziwin n itran",tawckint tamzwarut gh ubrid n tirra n taskla tamazight,adlis bahra ifulkin yusin timdyazin ttyaranin s urin n tayri tamazight.Ultma Fatima ar km snimmirgh lligh yid tuznt adlis nm ar gis gmmigh nkkin lli didm issarn anzgum n tskla ngh d imal ns d tyafut ns;ar am ssirimgh tawada yughsn ifsusn d usnflul bahra iziln issusmn imghran nm .
    Tanmmirt
    Gwmam Farid Mohamed Zalhoud
  • Aza Nafia
    Vraiment bravo Mme Fatima pour cette belle rédaction!
    Heureuse de te lire ça ainsi que ton recueil de poésie... ayyuz nm ultma nu