Agadir : L’élaboration et La naissance de la Charte Agadir II

Dans le cadre de la dynamique actuelle du mouvement amazigh au Maroc, 35 associations et sections d'organisations se sont réunies les 6 et 7 juillet à Agadir (sud du Maroc). Organisée par Tamunt iffus (Confédération des associations amazighes au sud du Maroc) et l'organisation TAMAYNUT, l’objectif majeur de cette rencontre est de développer une vision et des positions communes pour une reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle lors d'une éventuelle réforme constitutionnelle.

Massin Oubella: « Un nom creusé dans la mémoire des amazighs »

« L’hommage de Tamaynut Inezgane »
Fils du militant amazigh  Brahim Oubella et âgé de 9 ans - y compris 4 ans de lutte  juridique en faveur du respect des prénoms amazighs et du droit à la personnalité des enfants portants des prénoms amazighs - Massin nous a quitté le 10 juin 2007 à 10h15 suite à un accident mortel. A cette douloureuse occasion tamaynut inezgane a organisé le 30 juin 2007 une cérémonie  de condoléances à la mémoire de Massin  Oubella marquée par la présence de sa famille (son père, ses sœurs, ses oncles,…) qui a montré sa patience et son consentement du destin de son enfant malgré sa mort tragique.

L’anthologie de la famine«laz » et l’impact de l’émigration à partir du roman amazigh Ijjigen n tidi

L‘écrivain Mohammed Akunad vient de publier son deuxième roman en amazigh «Ijjigen n tidi» (Les fleurs de la sueur). Dans un style à la fois épuré et proche du quotidien (l’ère tachelhit), l’auteur fait preuve d’une créativité et d’une imagination débordantes. Il consolide ainsi les fondements d’une littérature romanesque contemporaine écrite en amazigh marocain . Si son premier roman «Tawargit d imik» (Un rêve et un peu plus), avait traité avec beaucoup d’originalité la question de la hiérarchie des langues au Maroc et sa relation avec le champ religieux à partir de la position « étrange » d’un clerc amazigh  qui avait décidé de prêcher dans sa langue maternelle, ce second ouvrage embrasse d’autres thématiques sociales, économiques et politiques dont souffre l’être humain dans un monde rural des plus âpres.

Ahcène Mariche, poète kabyle

Ahcène Mariche, poète kabyleAhcène Mariche est né le 21 février 1967 à Tala Toulmouts dans la commune de Tizi Rached à l’est de la ville de Tizi Ouzou en grande Kabylie. Issu d’une famille modeste et jalouse de sa culture. Baignant dans un climat où la culture règne en maître, l’hérédité aidant car son grand-père maternel Ali n SAID était poète troubadour et une maman qui l a toujours bordé avec l’ ACEWIQ et les chants anciens .
Les gènes de poésie ont surgit en l’âme de AHCENE avec les compositions qu’il a signées en étant lycéen en classe de 2ème AS à Larbaa Nath Irathen.
Les années 80 avec leur lot de revendications et le marasme qui y régnait a été un autre ingrédient pour la bonne cuisine de notre Ahcène.

Maroc : on diabolise bien les Amazighs !

Maroc : on diabolise bien les Amazighs !{xtypo_dropcap}A{/xtypo_dropcap} l’entrée de l’université de Meknès, un drapeau amazigh, dessiné d’ailleurs grotesquement à même la terre, a été mis à côté de celui d’Israël. Non sans oublier de mettre un petit ‘’= ‘’entre les deux. Le message est donc on ne peut clair : le mouvement amazigh n’a rien à envier à Israël. Rien que cela ! Et lorsqu’on sait que ce pays est la personnification du mal absolu dans l’imaginaire des baâthistes et tous les mordus de l’arabisme, on peut donc deviner à quel point les disciples marocains de Saddam portent les Amazighs dans leur cœur.

Hammou Ounamir. Le mythe de tous les Amazighs

Hammou Ounamir est une histoire commune à tous les Amazighs. Il en existe des versions différentes selon les régions, mais la structure et le contenu narratif restent commun à quelques détails près. Ce mythe multimillénaire et à l'origine antéislamique conte l’histoire d’un jeune garçon, Hammou Oumanir. Enfant unique, ce dernier vit seul avec sa mère. Des anges jettent leur dévolu sur ce jeune garçon d’une beauté extraordinaire. Ces créatures célestes, figures féminines, le visitent la nuit et lui enduisent la main de henné durant son sommeil. Au réveil, Hammou Ounamir se rend à l’école coranique. Le fqih aperçoit son tatouage au henné et le punit pour être entré dans un lieu sacré avec une décoration profane.