De ses recherches, Adel Khelifi a déduit une quasi-certitude : les symboles berbères sont les ancêtres de la lettre Tifinagh (phonétique berbère). Une pensée, évocatrice d'une époque, se concrétise par un symbole : « Une sensibilité, une intelligence, un dialogue. C'est très humain. La simplicité du vécu ».
Un arbre, une abeille, un dromadaire… « pas très travaillés mais authentiques ». Le jeune homme reconnaît que sa théorie ne vaut pas certitude. Cependant, « cela se tient bien car en archéologie, souvent, tel symbole appartient à telle civilisation. On a constaté l'évolution logique du symbole vers la lettre, avec toujours cette volonté de communiquer quelque chose. Ensuite, la lettre fait son chemin ».
Inspiré par ses découvertes, Adel Khelifi a réalisé une série de peintures reprenant chacune un symbole. Des couleurs tendres, des thèmes naïfs très décoratifs, évocateurs de la vie d'un peuple et chargés de poésie.
pratique
« Symboles primitifs » par Adel Khelifi. Galerie Elsa, 114 rue d'Etretat.
Exposition Jusqu'au 2 avril.
Source: paris-normandie.fr