Les organisations et acteurs du mouvement amazigh organisent aujourd'hui un 1er sit-ing ce lundi 23 juin 2008 à partir de 18h30, et ce devant le siège de la SNRT, sis, Rue El brihi à Rabat.
Ce sit-ing vient pour dénoncer le contexte politique actuel hostile à l'amazighité, mais aussi pour contester le processus du racisme et d'exclusion totale que subit l'amazighité dans divers domaines par le gouvernement actuel et l'ensemble des autorités compétentes, et qui se sont désengager quand au renforcement et consolidation de l'amazighité dans le champs audio-visuel marocain.
Ainsi, les décideurs n'ont pas tenus jusqu'aujourd'hui leurs promesses et engagements quand à la présence de l'amazigh dans les deux chaînes, pire, traitant parfois notre culture avec mépris ou exclusion. Quand à la télévision amazigh, et malgré les attentes de larges masses populaires, ce projet n'a pas encore quitté les tiroirs des responsables.
Nous voulons que ce rassemblement soit suivi par d'autres, jusqu'à ce que l'amazighité sera consolidé dans la vie publique marocaine. Et c'est dans cet esprit que nous appelons l'ensemble des militantes et militants du mouvement amazigh, des droits humains, et toutes les forces vives à participer massivement pour réussir ce mouvement.
Le mouvement amazigh marocain a manifesté lundi pour protester contre les retards répétés dans le lancement de la chaîne de télévision amazighe.
Un certain nombre d'organisation amazighes ont manifesté lundi 22 juin devant le siège de la Société Nationale de Radio et de Télévision pour protester contre les multiples reports du lancement de la chaîne de télévision en langue amazighe. Le gouvernement a par deux fois reporté la date qu'il avait fixée pour la mise en service de cette chaîne.
Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants, et les représentants du mouvement amazigh ont répondu par la publication d'un communiqué.
Le mouvement amazigh a fait part de sa condamnation au vu de "l'injustice, l'aliénation et les retards dont font preuve la Société Nationale de Radio et de Télévision et les autorités chargées des médias au Maroc dans le traitement des demandes des Amazighs pour une justice équitable pour les Amazighs dans les médias publics nationaux."
"Ils continuent de bloquer et de reporter le lancement de la chaîne amazighe", affirme ce communiqué, concluant par un appel à son "lancement immédiat".
Le Ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri a répondu en réfutant toute mauvaise intention de la part des autorités.
"Nous prenons cette affaire au sérieux", a-t-il déclaré. "La chaîne de télévision amazighe sera lancée. Nous en sommes à la phase de préparation, et sommes en contact permanent avec l'Institut Royal de la Culture Amazighe et les dirigeants du mouvement amazigh."
"Nous voulons que cette chaîne soit une chaîne de grande qualité, parce que nous apprécions les Amazighs et pensons qu'il serait inapproprié de ne pas respecter cette culture", a ajouté M. Naciri.
Il n'a pas précisé de nouvelle date pour le lancement de cette chaîne, mais a déclaré que "il est nécessaire de prendre le temps de s'assurer que cette chaîne diffusera avec la même qualité que les chaînes une et deux, et cela exige de former des journalistes et des responsables."
M. Naciri a également dit qu'il était nécessaire de "corriger le dialecte amazigh".
"Je ne vois aucune raison qui empêche cette chaîne de diffuser", a déclaré Rachida Binchiekh, membre du comité technique de la chaîne de télévision amazighe et de l'Institut Royal de la Culture Amazighe. "Il n'y a aucun obstacle, que ce soit en termes de langue, de ressources humaines ou de logistique, car nous avons étudié ces aspects de manière approfondie avec le Ministère de la Communication."
"Le Maroc est riche de talents amazighs", a-t-elle ajouté, "mais nous sentons une certaine opposition à l'idée de lancer une telle chaîne."
Une impression partagée par Najib Sifao, membre de la Ligue Amazighe des Droits de l'Homme et journaliste.
Selon lui, le Premier Ministre Abbas El Fassi ne souhaite pas présider au lancement d'une chaîne de télévision amazighe, parce qu'il appartient à un parti "antagoniste du mouvement amazigh".
"Les déclarations selon lesquelles cette chaîne sera lancée 'prochainement' tombent à plat", a expliqué M. Sifao, "parce que cela a déjà été dit par deux fois, lorsque l'ancien Ministre de la Communication avait annoncé que la chaîne commencerait à émettre en octobre 2007, et après la même déclaration de la part de l'actuel ministre, en début d'année, en janvier."
"Il avait été convenu que cette chaîne serait baptisée 'La Sept', mais ce nom a été accordé à une chaîne de cinéma qui vient d'être lancée", a déclaré M. Safao à Magharebia. "Nous avons donc des doutes quant au sérieux avec lequel les autorités travaillent sur ce projet de chaîne."
Chronologie du sit-in amazighe réprimé à Rabat le 23 juin 2008
A 18 H 15 mn : Des journalistes ont pris leurs positions pour faire leur travail, certains parmi eux ont sorti leurs caméras. A 18 H 17 mn : Quelques responsables du ministère de l’intérieur ont fait savoir au comité d’organisation, que le sit-in est interdit, et que l’ordre a été donné aux forces de répression pour mater toute personne qui ne quitte pas la place. A 18 H 18 mn : Les activistes amazighs ont refusé de quitter les lieux, Mr A.Arehmuch et Mr A.Hitous ont exigé un refus écrit et motivé. A 18 H 19 mn : Les insultes contre Imazighen et Tamazight, étaient la première arme utilisée par quelques membres des forces de répression. Une arme toute neuve spécialement réservée aux Imazighen. A 18 H 20 mn : Après réflexion ? le responsable de l’intérieur a sorti de sa poche un papier qu’il a plié avant de faire semblant de le montrer aux deux responsables associatifs amazighs, qui lui ont fait savoir qu’ils ne sont pas convaincus. A 18 H 21 mn : Les activistes amazighs ont exprimé haut et fort leur attachement au sit-in. A 18 H 24 mn : l’ordre a été donné aux forces de répression pour disperser avec force Les protestataires. A 18 H 25 mn : Le président de Tamaynut, Mr A.Hitous a commencé à distribuer un communiqué de presse. (Ironie du moment, certains sécuritaires en place ont demandé des copies et certains ont commencé à lire le contenu). A 18 H 26 mn : les forces de répression « Les forces du général Laânigri », ont commencé à pousser les activistes et les insultes prennent des allures plus politiques. (Si vous êtes de vrais hommes vous n’aurez pas été dupés par le pouvoir) a dit un membre de ces forces de répression. A 18 H 30 mn : La répression prenait de l’ampleur, Mme Demnati a failli être tabassée par un agent des forces de répression, qui n’a pas fait l’économie de son vocabulaire d’insultes. A 18 H 32 mn : Une hystérie a pris les responsables sécuritaires, une chasse à l’homme a été lancée. Les habitués du quartier ont commencé à quitter les lieux. Que cherchent les sécuritaires ?. A 18 H 34 mn : Un journaliste d’un quotidien célèbre a été arrêté. On lui ordonne de vider sa caméra de toutes les photos qu’il a prise. (Laânigri semble très méfiant de la communication après les déboires de sidi Ifni). A 18 H 37 mn : Les activistes amazighs se sont retrouvés devant le siége du crédit agricole, non loin de la SNRT. Deux décisions ont été prises, rendre public un communiqué au sujet de l’événement, et organiser un autre sit-in devant un édifice gouvernemental dans quinze jours.
essayeiz vous les ait TAMAYNOUT DE NE PAS PROFITER AU DOS DES AUTRES IMAZIGHNS ET DE DIRE AU IMAZGHNES QUI ETAIT PAS LE JOUR DU SITTING QUE VOS SEUL QUI ONT ASSISSTER ESSAYER DE PARLERE N GENERAL PAS SEULMMENT HITOUSS ET LE PEION DE ALI LHIMA AREHMOUCH QUI SONT LA MAIS AUSSI AUTRES ACTIVISTES ETAIT LA MERCI TANMIRT
Un certain nombre d'organisation amazighes ont manifesté lundi 22 juin devant le siège de la Société Nationale de Radio et de Télévision pour protester contre les multiples reports du lancement de la chaîne de télévision en langue amazighe. Le gouvernement a par deux fois reporté la date qu'il avait fixée pour la mise en service de cette chaîne.
Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants, et les représentants du mouvement amazigh ont répondu par la publication d'un communiqué.
Le mouvement amazigh a fait part de sa condamnation au vu de "l'injustice, l'aliénation et les retards dont font preuve la Société Nationale de Radio et de Télévision et les autorités chargées des médias au Maroc dans le traitement des demandes des Amazighs pour une justice équitable pour les Amazighs dans les médias publics nationaux."
"Ils continuent de bloquer et de reporter le lancement de la chaîne amazighe", affirme ce communiqué, concluant par un appel à son "lancement immédiat".
Le Ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri a répondu en réfutant toute mauvaise intention de la part des autorités.
"Nous prenons cette affaire au sérieux", a-t-il déclaré. "La chaîne de télévision amazighe sera lancée. Nous en sommes à la phase de préparation, et sommes en contact permanent avec l'Institut Royal de la Culture Amazighe et les dirigeants du mouvement amazigh."
"Nous voulons que cette chaîne soit une chaîne de grande qualité, parce que nous apprécions les Amazighs et pensons qu'il serait inapproprié de ne pas respecter cette culture", a ajouté M. Naciri.
Il n'a pas précisé de nouvelle date pour le lancement de cette chaîne, mais a déclaré que "il est nécessaire de prendre le temps de s'assurer que cette chaîne diffusera avec la même qualité que les chaînes une et deux, et cela exige de former des journalistes et des responsables."
M. Naciri a également dit qu'il était nécessaire de "corriger le dialecte amazigh".
"Je ne vois aucune raison qui empêche cette chaîne de diffuser", a déclaré Rachida Binchiekh, membre du comité technique de la chaîne de télévision amazighe et de l'Institut Royal de la Culture Amazighe. "Il n'y a aucun obstacle, que ce soit en termes de langue, de ressources humaines ou de logistique, car nous avons étudié ces aspects de manière approfondie avec le Ministère de la Communication."
"Le Maroc est riche de talents amazighs", a-t-elle ajouté, "mais nous sentons une certaine opposition à l'idée de lancer une telle chaîne."
Une impression partagée par Najib Sifao, membre de la Ligue Amazighe des Droits de l'Homme et journaliste.
Selon lui, le Premier Ministre Abbas El Fassi ne souhaite pas présider au lancement d'une chaîne de télévision amazighe, parce qu'il appartient à un parti "antagoniste du mouvement amazigh".
"Les déclarations selon lesquelles cette chaîne sera lancée 'prochainement' tombent à plat", a expliqué M. Sifao, "parce que cela a déjà été dit par deux fois, lorsque l'ancien Ministre de la Communication avait annoncé que la chaîne commencerait à émettre en octobre 2007, et après la même déclaration de la part de l'actuel ministre, en début d'année, en janvier."
"Il avait été convenu que cette chaîne serait baptisée 'La Sept', mais ce nom a été accordé à une chaîne de cinéma qui vient d'être lancée", a déclaré M. Safao à Magharebia. "Nous avons donc des doutes quant au sérieux avec lequel les autorités travaillent sur ce projet de chaîne."
source : magharebia